COMMENT BRILLER EN SOCIÉTÉ GRÂCE AU STADIUM ?

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COMMENT BRILLER EN SOCIÉTÉ GRÂCE AU STADIUM ?

On vous raconte

Depuis quelques jours le froid s’est installé sur la ville Rose, incitant le Toulousain à parcourir son Petit Tou à la recherche d’un endroit chaud et plein de vie où passer la soirée. Voici comment tenir la conversation à tout type de personne grâce à un monument emblématique de Toulouse : le Stadium.

Le fan de foot

Vous le reconnaitrez en un clin d’œil. Accoudé au bar, une écharpe violette autour du cou, le fan de foot a les yeux rivés sur la TV et l’air abattu du supporter dont l’équipe joue « comme des moins de 17 ans » selon les mots de son propre entraineur, Pascal Dupraz. Vous allez le voir et lui remémorez ce fameux soir du 1er Octobre 1986 où l’une des plus grandes légendes vivantes du ballon rond, l’argentin Diego Maradona, voyait son penalty échouer sur le poteau de la cage du Toulouse Football Club, éliminant Naples et envoyant le Téf’ au second tour de la petite Coupe d’Europe.

 

Le Rugbyman

Non loin de là, pinte à la main, le rugbyman écoute votre conversation avec un air de supériorité manifeste. Il fait partie de ces Toulousains persuadés que Toulouse est exclusivement une ville de rugby et que le foot n’y a pas sa place. Il avait mystérieusement disparu de la circulation lors de la saison dernière qui a vu le Stade Toulousain finir à la 12ème place du Top 14. Mais le bon début de saison des Rouges et Noirs a ravivé ses envies festives. N’hésitez pas à lui rappeler que tous les matchs prestigieux de H-Cup (Coupe d’Europe) se sont déroulés au Stadium, bien plus grand qu’Ernest Wallon et que c’est donc l’enceinte du TFC qui a vu le Stade Toulousain gravir les échelons européens vers ses 4 titres de champion d’Europe.

 

L’architecte

Assis seul à une table, buvant lentement un café noir, l’architecte n’est que peu intéressé par les considérations et débats sportifs qui agitent le bar. Vous tentez de lui expliquer comment, à l’approche de la Coupe du Monde de 1938, le Stadium fut surnommé « le petit Wembley » en raison de sa forme ovale et en référence au stade mythique londonien. Vous pourrez alors ajouter que, depuis, le Stadium a profité de nombreux travaux de rénovation dont la particularité est qu’en préparation de l’Euro 2016 la capacité d’accueil du stade à 33 150 places.

 

L’homme politique

Derrière son journal, l’homme politique écoute attentivement ces échanges peu ordinaires entre les habitués du café. Et il fait bien de se renseigner sur le Stadium et ses supporters ! Vous pouvez en effet lui rappeler qu’en mai 2007, après la victoire 3-1 face à Bordeaux, l’ennemi garonnais, assurant au Téfécé la qualification en Ligue des Champions, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, est attrapé et projeté dans la piscine des vestiaires par les joueurs. Il s’en sortit avec une cheville fracturée et une campagne des législatives menée avec des béquilles.

 

Le mélomane

Au fond du café, le casque de musique enfoncé sur les oreilles et l’index tapotant la table à un rythme effréné, le mélomane est ailleurs. C’est l’occasion de le ramener à la réalité en lui décrivant l’un des plus mémorables évènements musicaux qu’ait jamais accueilli Toulouse : l’étape au Stadium du Dangerous World Tour de Michael Jackson. Devant 40 000 spectateurs, le King of Pop fait un sans-faute et a enflammé une foule transportée. Maintenant que l’Euro de football est passé, la Mairie envisage de recommencer à accueillir des évènements de cette ampleur au Stadium. Etes-vous prêts à réserver vos places pour 2018 ?

 

Le Toulousain qui dit toujours : « c’était mieux avant »

En entendant l’anecdote sur Michael Jackson, il se met à marmonner dans sa barbe d’un air bougon. Ne le laissez pas ronchonner dans son coin, dépeignez-lui plutôt la finale de la Coupe de France 1957 qui s’acheva par la victoire de Toulouse sur Angers sur le score historique de 6 à 3 et dont le niveau de jeu peut paraître aujourd’hui…quelque peu surprenant. Il vous répondra surement qu’« au moins à l’époque on voyait des buts » et la présence de René Coty (notre Raïs à nous) lors de la remise du trophée le transporte dans la nostalgie d’une IVème République qui réussissait mieux au Téfécé…

 

 

« C’est un club qui n’a pas de palmarès mais qui ne renferme que de belles histoires. »

Patrick Boudreault, journaliste

 

 

Adrien

 

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