UN TOULOUSAIN À METZ

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UN TOULOUSAIN À METZ

On vous raconte

Alors non, Metz n’est pas en Allemagne. Le Toulousain a beaucoup de mal à l’intégrer. Oui, vous comprenez, déjà qu’il considère tout ce qui se situe au-dessus de Montauban comme le Nord… Le Toulousain a aujourd’hui décidé de repousser ses limites et de « passer la frontière ».

La porte de l’avion s’ouvre et le Toulousain déchante. Il passe du cliché … à la réalité. Il s’affole ! Où est donc son cher soleil qui fait scintiller sa Garonne chérie ? Il observe avec tristesse la couverture de nuages au-dessus de laquelle il était quelques minutes auparavant. Il comprend que malgré le vent et la pluie, ces derniers sont fermement implantés et n’ont pas l’intention de filer. La mine aussi grise que le temps qui l’accueille, il sort de l’aéroport, espérant que sa prochaine péripétie sera plus concluante.

 

Sa valise roule depuis quelques minutes sur les pavés messins. Le Toulousain lève la tête et découvre : la ville jaune. Le Toulousain se rappelle alors la voix de Stéphane Bern l’autre soir à la télévision. Le Toulousain reconnait ainsi la pierre de Jaumont, jaune or, le couleur du pastis. Si le Toulousain est féru de rose, le jaune n’avait déjà pas de quoi le faire rougir.

 

Le Toulousain a faim et s’arrête dans l’un de ces nombreux charmants restaurants que l’on trouve rue du Faisant. Un plat sur la carte lui fait de l’œil. La « quiche lorraine » est, selon les autochtones, LE plat de la région. Un plat sans saucisse ou sans confit de canard ? Mais quelle drôle d’idée ! Cependant le Toulousain se laisse avoir par un bon speck et du jambon et une coupe mirabelle clôture son festin. Oubliant sa saucisse et son canard, le Toulousain est repu et a la peau du ventre bien tendue.

 

Après une longue balade dans les rues messines et la découverte de leurs mystères chargés d’histoire, le Toulousain a soif, le Toulousain veut sortir. Il trouve alors, au détour d’une rue, un compère de son ami Saint-Pierre. Il semblerait qu’ici, ce soit monsieur Saint-Louis qui régale lors des soirées les plus réussies. Le Toulousain est rincé par la bière locale, ambrée peut-être mais suffisamment alcoolisée. Emporté par la chaleur humaine et les chants lorrains, il se met à crier : même si Toulouse lui manque, son voyage est prolongé !

 

Passez un bon week-end ! 🙂

 

Lara

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