QU’Y A-T-IL DANS LA GARONNE ?

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On vous raconte

Ah la Garonne ! Elle baigne les pieds de la ville rose depuis plus de deux millénaires et une longue histoire unit ces deux-là. Cette histoire, rythmée par les derbys d’aviron et les contemplations solitaires, les crues et la pollution, a apporté son lot de mystères et d’énigmes. Aujourd’hui une question me taraude : qu’y a-t-il dans la Garonne ?


A votre avis qu’y trouve-t-on ?

Pensant que vos esprits éclairés suffiraient à écrire un article nous nous sommes rendus sur les quais pour vous poser la fameuse question. Flavia, une espagnole de passage à Toulouse, a bien essayé d’exploiter ses quelques notions de français, en vain : « A cette heure il y a … euh … je ne sais pas comment dire en français, oui et le soleil, like the sunshine … euh … is in the river ». Parmi vous il y a eu beaucoup de réalistes. Notamment Cathy qui y voit « tout un tas de saloperies » ou bien Mila, sa fille, qui n’y voit que « des cailloux ». Dans une vision bien sombre, Sébastien nous lâchait, très assuré : « des poissons et des cadavres ».

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On reconnait beaucoup d’avantages à un fleuve

Dans une ville il permet la concentration d’un certain nombre d’activités, touristiques et festives pour la plupart. Dans cet esprit de festivité on retrouve notamment « Toulouse plages », cette initiative des années 2000 aux ambitions de divertissement qui tend à transformer l’agréable sensation des grains de sable sous les pieds en une contemplation lugubre des cadavres de pigeons et de bouteilles. « Dans la Garonne il y a des pigeons morts et des bouteilles vides » : je pourrais me contenter de cela mais Dame Nature en a décidé autrement. En effet nous savons tous que l’eutrophisation liée à la prolifération des macrophytes aquatiques tient sa source des nitrates, des eaux usées et du réchauffement climatique. En d’autres termes, Dame Nature nous a rendu la pareille en développant des algues vertes qui puent et cela (presque) partout sur la Garonne. En juillet dernier, 2 tonnes d’algues étaient retirées de la Garonne chaque jour par la société Eseac !

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La Garonne : arme de séduction !

Mais je ne suis pas mauvaise langue. Je reconnais qu’un restaurant sur les quais, face au coucher de soleil sur le dôme de la Grave, vous permettra de conquérir le cœur de votre dulcinée. De même, une balade en péniche sur la Garonne avec votre moitié sera l’occasion de lui demander sa main. Mais limitez-vous à la Garonne dans ce cas-là car une virée en bateau sur le Canal du Midi, son rejeton direct, pourrait rapidement se transformer en calvaire de mécano !

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En effet lors des chômages de certains secteurs du Canal (ici « chômage » signifie « nettoyage »), la société Voies navigables de France (VNF) repêche souvent toutes sortes de détritus. Outre la moquette qui va bloquer l’hélice de votre bateau pour abréger soudainement votre croisière sur la Canal, M. Jacques NOISETTE, responsable de communication de VNF, nous a également assuré qu’on peut tomber au fond de l’eau sur : des barrières, des poubelles, du matériel électroménager, des vélos, dont certains appartenant à La Poste, des mobylettes, des morceaux de canapé (why not), des bombonnes de gaz, un escabeau et un coffre-fort ouvert…

 

Finalement qu’en retient-on ?

Que les fêtards de la Place St Pierre soient donc rassurés pour aller uriner, ils ne tomberont pas nez à b*te sur un monstre sous-marin. Qu’ils continuent d’abandonner leur vomi aux poissons cela sentira toujours moins fort que les macrophytes aquatiques. Bref, peu importe ce qu’il y a dans la Garonne, seul subsiste l’incroyable magie qui touche sa contemplation depuis les quais.

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Un commentaire

  1. Pignol Publié le

    effectivement , mieux vaut rester sur ces quais splendides !!

Et vous, quel est votre avis ?

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