OÙ SORTAIT-ON À TOULOUSE IL Y A 50 ANS?

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On vous raconte


Séduire avant… c’était différent !

« De notre temps c’était pas aussi facile d’aller courir les jupons ! » me disent-ils d’entrée.

En effet, à leur époque, point de Tinder, Facebook ou encore Meetic…

« Même la place Saint-Pierre n’existait pas en tant que telle dans les années 60″ renchérissent-ils

Non à l’époque c’était entre le Capitole, les Carmes et Esquirol que les lieux de sortie se concentraient.

« Ah… La place de la Trinité, on allait toujours Chez Jean y prendre notre café du matin » se remémore Jacques… Un peu plus tard, ils se retrouvaient non loin de làAu Grillon, bar à Tapas, lieu où se trouve aujourd’hui L’Ancienne Belgique.

« Oui à l’époque, tout était là-bas dans l’hypercentre, dit Jacques. Les étudiants se retrouvaient ainsi au restaurant universitaire d’Esquirol ou du Capitole pour y manger un bout ».

« Au Capitole, la bouffe était particulièrement dégueulasse, mais tu comprends, on y trouvait les jeunes filles des Fac de Droit et de Lettres, du coup forcément…. »

Oui, moi je les comprends aisément !

« Le Clapotis, c’était l’expédition, la chasse à la femme mariée ! »

Amusé, je leur demande alors où est-ce qu’ils passaient leurs soirées et comment celles-ci se déroulaient-elles.

« C’est bien simple, ça commençait Rue des Filatiers dans le restaurant qui s’appelle Monsieur Marius aujourd’hui, où le vin était le moins cher » m’avouent-ils le sourire aux lèvres, « puis ça finissait en grosse soirée au Louis XIII rue Tripière (une véritable institution à leur époque me clament-ils) ou au Clapotis » (l’expédition, pour faire la cour aux femmes mariées ! – aujourd’hui reconverti en restaurant).

En général, les boîtes de l’époque étaient en sous-sol, construites dans les briques. Ils appelaient cela des « caves ».

 

 

Aujourd’hui encore, certaines discothèques sont aménagées ainsi (le Zoom Club pour que lui), et reconnaissons-le, cela a autrement plus de charme que les gros blocs de bêton impersonnels au sein desquels nous festoyons aujourd’hui.

Je leur demande enfin leurs principaux souvenirs de soirée

« Le gala dans notre cave à Sup de Co avec Nino Ferrer en attraction principale » clament-ils spontanément…

Avant de revenir à des détails plus « atypiques » dirons-nous, mais qui m’ont permis de parfaire ma culture générale. En effet, si la Rue de la Colombette était peu fréquentable à l’époque, c’est parce qu’elle était un repère d’anarchistes, ce n’est d’ailleurs pas anodin si elle jouit du privilège de posséder ses propres maires et garde-champêtres. Par exemple, le Café Populaire qui s’y trouve fut un haut lieu de rassemblement des révolutionnaires à Toulouse.

4 commentaires

  1. aybram.annie Publié le

    vous avez oublié « le chalet » au parc des expositions

  2. Daniel Publié le

    Il y avait aussi l’Art Club, la Cendrée, le Ramier, le Mikado, le Cristal pour danser (et l’UBU pour les snobs). Et pour boire un verre : le Richelieu, le Tortoni, le Wagram, etc

  3. léran Publié le

    VOUS OUBLIEZ LA PLANTATION !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    passo…tango…valse…cha -cha-cha…etc…..

  4. Pech Publié le

    Le grillon était rue des marchands

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