Toulouse : La Ville pas si Rose …

Publié le

Toulouse : La Ville pas si Rose …

On vous raconte

WARNING : Ames sensibles, passez votre chemin !

En Octobre, lorsque les températures diminuent, les monstres font irruption. Et si vous n’aviez pas les chocottes jusqu’ici, c’est certainement, car vous n’aviez pas encore croisé le chemin du Petit Tou. Il a arpenté les rues de Toulouse pour y dénicher les histoires les plus inavouables : sorcellerie, meurtres, corps emmuré… À travers quelques faits tirés de son Choixpeau magique, le Petit Tou éveillera vos frissons ! Inaugurons donc cet Halloween 2021 à travers un Bal des têtes quelque peu différent de celui de Marcel Proust.

Voici sans plus tarder 4 faits divers sur notre ville pas si rose qu’il n’y parait…

 

1. Le jour où Adèle fit feu de tout bois…

 

Débuter cet article d’Halloween sans parler sorcellerie serait un blasphème ! Mais avant cela, commençons par un peu d’Histoire. C’est au Moyen-Age que la chasse aux sorcières débuta. Les cibles principales étaient les femmes qui se servaient de plantes médicinales pour guérir ou tuer. Mais progressivement, une simple dénonciation sans procès pouvait nous mener au bûcher. En France, le premier procès eut lieu en 1275, à Toulouse. La victime se prénommait Adèle et fut brûlée vive sur la place Saint-Georges. La cause de son châtiment reposerait sur le non-respect des règles de l’Eglise. Cette place sur le podium n’est cependant pas ébruitée par la ville rose…

2. Marie Guillonnet, cette femme qui n’avait plus toute sa tête…

 

Le 10 janvier 1866, le cadavre de Marie Guillonnet est retrouvé, flottant dans le Canal du Midi. Il s’agissait d’une serveuse de La Buvette lyonnaise, située rue des Salenques. Son corps sans tête a été découvert, enroulé dans une jupe, et ses jambes brisées étaient repliées sous son corps. De quoi vous donner froid dans le dos… Son assassin n’était autre que son patron, Aspe, criblé de dettes, qui n’avait trouvé d’autres moyens que de décapiter son employée pour sauver son commerce.  Cet assassinat lui permit de louer la chambre de la victime tout en volant ses affaires et en remboursant ses créanciers. Malgré les preuves permettant d’inculper Aspe, il réussit, pour sa part, à sauver sa tête.

3. Quand « donner sa main à couper » devient « donner son bébé à couper »

 

1886 fut également une année funeste pour Toulouse… Le 24 octobre, dans la rue de Dalmatie, se produisit un nouveau drame. Une bonne est découverte dans son lit par sa patronne, couverte de sang. La femme venait tout juste de jeter son bébé aux toilettes après l’avoir découpé en morceaux. Si vous étiez à la recherche de l’histoire la plus terrifiante à raconter dans le noir à vos amis, elle est donc ici toute trouvée…

 

4. Laurent Baca ou l’homme qui a fait le mur…

 

Cette histoire est digne d’un roman de Guillaume Musso : La Jeune fille et la nuit pour les intimes…

Dans la nuit du 5 au 6 août 2014, dans le quartier Saint-Simon, une violente dispute éclata au domicile de Laurent Baca et de sa compagne, Edith Scaravetti.  D’après les dires de la femme, son mari aux tendances alcooliques, l’aurait frappée puis menacée avec une carabine. En voulant arracher l’arme, Edith Scaravetti aurait porté le coup fatal. La dissimulation du cadavre se fit en trois étapes : allonger le corps sur le canapé pour faire croire aux enfants que leur père s’était assoupi. Puis, cacher le cadavre sous une pergola. Et enfin, après quelques semaines : emmurer le cadavre dans le grenier. Le sarcophage fut caché par une armoire, juste au-dessus de la chambre des enfants. Trois mois s’écoulèrent avant qu’Edith Scaravetti avoue son crime, durant la perquisition du domicile.

Si après tout cela vous vous sentez toujours en sécurité, nous vous invitons à découvrir une carte interactive des meurtres de la ville rose : https://www.urban-hist.toulouse.fr/  … De quoi vous retourner à deux fois lorsque vous arpenterez les rues de Toulouse. En attendant, Le Petit Tou vous dit à très bientôt pour un nouvel article et vous souhaite un effrayant Halloween.

 

Margaux Bley

Et vous, quel est votre avis ?

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *